Café kawaii à Tokyo, Maidreamin Café

Le Japon et son imagination débridée : mythe ou réalité ? Du quotidien aux loisirs, les idées sont futées et parfois déjantées. L’un des exemples les plus emblématiques à Tokyo est le café, pensé pour boire un verre mais surtout découvrir un univers… Bienvenue dans kawaii city !

Découverte d’un café kawaii à Tokyo

Tokyo est une mégalopole qui se découvre avec appétit. Partout, l’imagination sème ses petits cailloux comme autant de perles à découvrir. Les cafés kawaii constituent un genre à part entière, centrés sur une imagerie enfantine et des détails mignons. Le Maidreamin, dans l’ « Electric Town » d’Akihabara, se découvre au hasard d’un flyer distribué dans la rue. Au milieu de ce quartier dédié aux salles de jeux, photomatons girly et équipements informatiques, le café-restaurant se niche au second étage d’un immeuble sans charme. Grimpez les escaliers, poussez la porte : la guimauve est au rendez-vous. Six demoiselles japonaise officient en salle et dans la petite cuisine attenante. Elles sont vêtues de robes à volants, tabliers proprets, rubans roses et arborent des mines de chatonnes affectueuses. Imaginez un mix d’enfance, de mangas soft et de second degré savamment sérieux.

Les serveuses ont entre vingt et trente ans, en paraissent beaucoup moins. Après vous avoir accueilli avec le sourire, l’une d’entre elles vous installe en vous confiant l’accessoire indispensable à votre expérience kawaii : le serre-tête à oreilles (ourson, chat ou lapin, le mammifère choupinou a la cote). Pour marquer votre entrée dans le Maidreamin Café, la jeune fille allume une petite bougie à led rouge en dessinant un cœur avec ses doigts. Vous êtes invités à l’imiter – le kawaii est participatif.

Glaces en forme de tortue ou de chat, petits oursons en riz blanc bien au chaud sous leur couverture d’omelette… De quoi faire fondre les neiges du Mont Fuji !

Le menu du café kawaii :
Maidreamin Café

Un droit d’entrée de 800 yens par heure et par personne est facturé (environ six euros), auquel s’ajoute le prix des consommations (4 euros pour un soft). Les propositions de boissons sont classiques : jus de fruits, Oolong thé, café, cocktails. On note avec curiosité le soda melon. Tout le talent se déploie dans la carte des plats et gourmandises : glaces en forme de tortue ou de chat, petits oursons en riz blanc bien au chaud sous leur couverture d’omelette… Si vous optez pour une formule, vous aurez droit (outre votre boisson) à un cadeau et à une photo souvenir. Dès votre choix fixé, il vous suffit d’appeler la serveuse. Elle vous l’a expliqué : il suffit de dire « Miaou » ! Et la voici, bloc-notes en main.

Maidreamin Café : un lieu atypique

La clientèle est jeune, joyeuse et compte des habitués. Anna, 23 ans, vient deux fois par semaine dans les lieux : « C’est une parenthèse de douceur ». Pour sûr, nous flottons dans le sucre candy. Soudain, la lumière baisse. C’est le moment du show. L’une des hôtesses se munit d’un micro pour chanter trois chansons accompagnées de leur petite chorégraphie. C’est mignon et l’on devine le travail en coulisses pour maîtriser l’exercice. Dans la salle, une autre serveuse fait la rythmique avec son tambourin. Pour assurer le service tout au long de la semaine, le café compte vingt employées. Chacune possède sa photo, épinglée sur un tableau à l’entrée. Servir le client, papoter sans s’attarder, chanter, danser, c’est tout un métier. Bonne humeur exigée. A votre départ, on vous salue en faisant mine de pleurer un peu. Kawaii jusqu’au bout des cils.

Auteur : Noëlle Hermal

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